Je me suis posée beaucoup de questions dernièrement sur ma vie, sur la vie, sur le monde qui nous entoure, sur notre place ici sur terre. À quoi tout cela pouvait bien servir?? J'ai cru qu'on ne se remettait jamais des pertes que nous avons subies, qu'on gardait avec nous à jamais ces fardeaux, ces gens que nous avons tant aimés et qui sont partis. Toutes ces cicatrices qui nous empêchent d'avancer. Tout le monde part un jour, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en profiter lorsqu'on a une chance de les aimer avant qu'ils ne retournent d'où ils sont venus.
Avoir la chance de partager un petit bout de vie avec quelqu'un est probablement l'expérience la plus enrichissante qu'on puisse faire ici. C'est dur d'accorder sa confiance, dur de croire que cette fois ça pourrait bien aller. Dur se laisser aller quand tout ce qu'on a connu nous dit que ca finira mal et que ce n'est qu'une question de temps. Et pourtant, quand on trouve le courage de faire ce pas, il n'y a même pas de mots pour exprimer le bonheur qui nous envahit.
Par contre, étant ce qu'on l'on est, peu de gens supportent bien la permanence. Tôt ou tard, on se met à se poser un million de question et à imaginer le pire sans cesse. Cette peur, ce sentiment qui nous ronge de l'intérieur, nous envahit sans aucun avertissement. Cette pensé aussi irrationnelle soit elle est très dur à lutter contre. Elle nous empêche de profiter du moment présent avec toutes ces questions inutiles qu'elle amène avec elle. Elle nous montre seulement les petites choses qui ne marchent pas au lieu de se tourner vers tout ce que l'on a déjà, de réaliser qu'on a fait un très bon bout de chemin et qu'on devrait en être fier au lieu de juste avoir peur que quelqu'un vienne ne nous l'enlever. On ne peut prédire ce qui se passera plus tard. Seule la vie nous le dira. Tout ce qu'on peut faire, c'est avoir la force jour apres jour de se battre contre toutes ces petites choses qui voudraient nous empêcher d'être heureux.
J'ai réalisé une grande chose aujourd'hui : on ne devrait pas être avec quelqu'un parce qu'on a besoin de lui et qu'on ne peut imaginer la vie sans lui, mais simplement car on choisit de croire que la vie sera plus belle avec lui. On prend une chance mais on sait très bien qu'on pourrait vivre sans lui et qu'on s'en sortira comme on l'a toujours fait.
Ces derniers mois, je pense que je me suis laissée engourdir dans cet espèce de bonheur préfabriqué. C'est vrai qu'on est si bien là-dedans, mais ca engourdit nos pensées et nous rend simplement moins aptes à affronter la vie par la suite. On ne doit jamais oublier d'où nous venons, quels sont les chemins nous avons parcourus qui nous ont menés précisément à ce moment. Nous ne devons pas non plus oublier que par apres, nous aurons encore du chemin à parcourir. Parfois, ces voies diffèrent d'une personne à l'autre dans le couple et c'est là qu'on comprend que pour s'épanouir, notre place est ailleurs.
Par contre, cela ne veut jamais dire, que ces chemins ne se recroiseront pas plus loin. ayant gagné toute la maturité nécessaire pour reconstruire ou recommencer sur de nouvelles bases beauocup plus saines. C'est dur de dire adieu à ceux que l'on a aimé et qu'on aime encore du plus profond de notre coeur, mais c'est parfois malheureusement, un mal nécessaire pour trouver qui l'on est au fond et ce que l'on veut faire de notre vie. On ne devrait jamais dépendre de quelqu'un d'autre pour être heureux ou bien dans sa peau, parce que tôt ou tard, on en payera cher le prix.
Sachons simplement profiter de chaque jour comme il vient et comme il se présente. Les gens vont et viennent, mais nous, nous serons toujours au centre de ce chaos qui peut nous entraîner avec lui à la première occasion. Gardons donc en tête que le premier instrument de notre bonheur est nous-même et qu'il ne nous quittera jamais, malgré tout.